Trace caresse un vent

L’habituel tapement se claque contre le mur comme un mot non taillé

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Herbe se coupe

L’araciné se mêle sous mes pas

Je crasse sèchement ma tête contre le ratoir

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Le trou dans le coeur pulse à nouveau ses battements sur le bitume

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Je ne suis qu’un émergé des sillons de l’écume noire, un naufragé des rocambolesques brises de l’ouest, une mélancolie effilée.

De ma tempête, je fis le grondement

Sons, bruits, lumières se fracassent dans les fourrures animales, et se tapissent aux creux des arbres, les battements du monde. […] je suis un loup gris qui se nourrit de l’odeur de la pluie et des poussières tranchées par la lumière.

Extrait d’un texte pour un catalogue d’exposition collective, le titre est le nom de la pièce.

Les objets du logement 303 se décomposent en:

a) Vaisselle

b) Avec une anse

c) Fêlés

d) Grinçants

e) Qui sont oubliés dans une caisse

f) Cadres

g) Qui tiennent en équilibre précaire

h) Qui ont un mécanisme

i) Avec des barreaux

j) Qui s’illuminent

k) En ours

l) Poilus

m) Doux

o) Encombrants

p) Qui entrent dans la classification n) inexistante

q) Qui font les yeux doux

r) Qui sentent les fleurs

s) Casse-pieds

t) Effrayants

u) Avec le nom de Kid

v) Poussiéreux

w) Qui peuvent se secouer

x) Qui jouent à cache-cache

y) Respirant le souvenir

z) Qui ressemblent à un autre

Librement inspiré de la liste de Borges, citée par Michel Foucault, dans “Les Mots et les Choses”, éditions Gallimard.

Le brouillard, ce sont les âmes qui font une manifestation.

Tu auras beau te cacher. Elle te trouvera.

Toujours.

Les bruissements de ta conscience se répercutent sur les parois.

Tu auras beau crier, gémir, pleurer. Elle ne te loupera pas.

La peur.

WELTANSCHAUUNG (clic)

-Perceptions croisées-

Vernissage le 14 Mars 2013

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